Un essai d'arrachement par traction directe, dit « pull-off », consiste à coller une pastille rigide sur la surface à tester puis à la tirer perpendiculairement jusqu'à la rupture. La valeur obtenue — une contrainte exprimée en MPa, c'est-à-dire la force de rupture rapportée à la surface de la pastille — remplace une simple appréciation visuelle par une donnée chiffrée. Ce protocole est encadré par la norme NF EN 1542.

L'essai applique un effort de traction croissant sur une pastille jusqu'à sa rupture. L'effort, perpendiculaire à la surface du support, est enregistré par un dynamomètre ou une cellule de charge. Deux informations comptent autant l'une que l'autre : la valeur à laquelle la rupture survient, et le mode de rupture, c'est-à-dire l'endroit où se situe le point faible du système testé. Ce mode de rupture permet de savoir si la faiblesse provient du support en place, du produit appliqué, de l'interface entre les deux, ou de la fixation elle-même.

La norme NF EN 1542, intitulée « Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton — Méthodes d'essai — Mesurage de l'adhérence par traction directe », fixe le protocole de référence pour la méthode pull-off. Elle s'applique aux produits et systèmes appliqués sur une épaisseur maximale de 50 mm.

Une contrainte d'arrachement doit toujours être interprétée avec le mode de rupture. Un report purement chiffré sans description du faciès de rupture ne permet pas de conclure sur la qualité réelle de la réparation ou du revêtement testé.

Le pull-off intervient pour valider une réparation, contrôler un revêtement ou un système de protection de surface avant réception des travaux, vérifier un renfort collé, ou contrôler une fixation par cheville ou ancrage scellé.