L'enduit de façade est une couche de mortier composée d'un mélange d'un ou plusieurs liants minéraux, de granulats, d'eau et parfois d'adjuvants. Il remplit deux fonctions essentielles : imperméabiliser les parois extérieures et embellir la façade.

Un bon enduit doit présenter quatre propriétés clés : être perméable à la vapeur d'eau pour laisser respirer le mur, insensible aux variations de température pour ne pas fissurer, souple par rapport au support pour absorber les déformations, et suffisamment dur pour absorber les chocs.

Les enduits à base de liants hydrauliques se divisent en deux grandes familles : les enduits multicouches appliqués en plusieurs couches en respectant des délais de séchage minimaux de plusieurs jours entre chaque couche, et les enduits monocouches appliqués en une seule couche mais parfois en deux passes avec le même mortier.

La norme NF EN 998-1 établit une classification des mortiers d'enduit par catégorie selon leur résistance à la compression : CS I (0,4 à 2,5 N/mm²), CS II (1,5 à 5,0 N/mm²), CS III et CS IV pour les résistances supérieures.

Le DTU 26.1 s'applique aux maçonneries neuves et anciennes, au béton, au béton cellulaire autoclavé, aux lattis métalliques et aux maçonneries à pierres vues. Les règles professionnelles pour l'application des enduits minéraux d'imperméabilisation des maçonneries s'appliquent à tous les travaux d'enduisage pour l'imperméabilisation des murs et façades en maçonnerie, dont ceux de l'enduit monocouche.

Pour les enduits à base de liants hydrauliques appliqués en plusieurs couches, un dosage trop riche en liant sur un support peu résistant, ou une finition plus dosée que le corps d'enduit, peuvent provoquer du faïençage, du décollement et du sonnage creux. La compatibilité du mortier avec le support existant doit être vérifiée systématiquement.