La réaction alcali-granulat (RAG) est un phénomène chimique qui affecte la durabilité des ouvrages en béton. Elle se manifeste par l'apparition de fissures en faïençage, accompagnées parfois de minéralisations sombres devenant blanchâtres avec le temps. Cette réaction entraîne une baisse importante de la résistance du béton.
Une réaction alcali-granulat se produit lorsque trois conditions sont simultanément présentes : le béton contient des granulats réactifs, il contient des alcalis, et le béton est suffisamment humide. Le développement de la RAG se voit accentué par la température, les cycles de gels/dégels et les sels de déglaçage.
La réaction alcali-silice (RAS) est la forme la plus fréquente de RAG. Elle survient lorsque les composés alcalins présents dans le ciment réagissent avec certains minéraux siliceux dans les granulats du béton. Cette réaction chimique crée un gel expansif qui provoque des fissures et des dégradations dans la structure du béton. Il en résulte la formation d'un gel expansif provoquant un gonflement du béton et une destruction de sa structure.
La norme française NF P18-454 encadre l'évaluation de la réactivité d'une formule de béton vis-à-vis de l'alcali-réaction. L'essai consiste à mesurer les déformations longitudinales sur les bétons pendant cinq mois et jusqu'à un an. L'alcali-réaction est mesurée par un essai de gonflement de trois prismes en béton.
Pour éviter les désordres liés à la RAG, il est important de connaître et de contrôler le niveau d'alcalinité dans le béton. Cela implique l'utilisation de méthodes de conception et de formulation appropriées, ainsi que des tests de laboratoire pour évaluer la susceptibilité potentielle à la RAG.

